Le 23 avril 2010, j’étais invité à une journée de réflexion sur l’avenir du Québec, du côté politique, vu par les gens d’affaires. Naturellement, organisé par SECOR ET la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, il y avait là tout le pouvoir d’inviter de grandes personnalités du monde des affaires.
Et pour des grands invités, il y en avait! Présidents d’entreprises, de “success story” québécois, tant francophones qu’anglophones. Cette journée nommée “Focus Stratégique Québec 2010” se voulait être bien plus qu’une simple discussion sur le monde des affaires et de la politique. En effet, plus de 40% des 200 à 300 participants étaient des jeunes de moins de 40 ans. En fait, ce rassemblement se voulait justement un dialogue entre deux générations.
De Jean Charest à Amir Khadir, avec Clément Gignac et Raymond Bachand, plusieurs invités sont venus nous rendre visite.
Plusieurs journalistes aussi… Et naturellement, le premier ministre étant là, on a eu le droit aux manifestants du jour. Nous n’avons jamais vraiment su contre quoi ils manifestaient.
Après des discours intéressants de diverses personnalités du monde des affaires (dont Sylvie Bovet, de l’entreprise Bovet, 3e génération dans l’entreprise), nous avons été réveillé ou endormi (ça dépend des gens) par un discours de Paul Jorion, anthropologue devenus financier ou économiste, qui nous a raconté comment nous courrions tous à notre perdition financièrement parlant. Pas nécessairement le plus intéressant discours, un peu contemplatif, parsemé d’anecdotes.
Le vrai plaisir a commencé lorsque nous avons été divisés en groupe de travail, sur un des dix thèmes à aborder. Nous avons des ateliers sur la main d’oeuvre, sur les entreprises et sur le rôle des gouvernements. J’ai choisi les entreprises, à cause de mon emploi. Et la productivité, comme sous-groupe.
L’animation était bonne, exploitant les capacités du Centre Mont-Royal. “Working Lunch” obligeait, nous avons focalisé sur les différents sujets, mais à la fin, après 3 heures d’atelier, j’étais surpris de voir comment les “jeunes” n’avaient pas pris leur place. Syndrome d’une deuxième génération d’entrepreneurs québécois qui a tendance à beaucoup écouter les Baby Boomers, le manque d’expérience des “jeunes” était flagrant, moi le premier. Et donc, il n’y a pas eu de nouvelles idées globalement mises de l’avant, peu importe l’atelier. “Changer la culture de XYZ”… c’est correct, tout le monde aime la tarte aux pommes après tout. Mais la substance n’y était pas.
Conférence du premier ministre, le temps de laisser aux organisateurs la chance de résumer les ateliers. Et finalement, en retournant vers nos ateliers, un cours échange sur les obstacles pour accomplir les voeux pieux que nous avions identifier.
Haut point de la journée: un discours qui sortait des sentiers battus de la part du ministre Bachand et du ministre Gignac. Ils ont parlé de la difficulté, en politique, de passer certaines idées, et de ce qu’ils espéraient accomplir avec le nouveau budget. Le discours était un peu différent, montrant des signes “d’échec”, si on pouvait l’exprimer ainsi. Un discours qui a peut-être plus marqué les jeunes que les Boomers, d’ailleurs.
J’ai l’air un peu négatif sur l’événement, mais fondamentalement, j’ai été quand même ravis de ma journée. À ma connaissance, c’était la première fois que la génération des hommes et femmes d’affaires de Montréal rencontraient de façon aussi concrète et structurée les jeunes de cette même communauté. J’ai travaillé avec des présidents d’entreprise qui avaient le goût de savoir ce que nous pensions. Ils avaient même payé pour ça!
J’ai serré plusieurs mains, fait des contacts très intéressants,personnellement et professionnellement. J’ose espérer que ce genre d’événement continuera dans le futur. Le Québec est une relativement jeune communauté des affaires, n’étant qu’à sa deuxième ou troisième génération d’entrepreneurs. Nous avons beaucoup à apprendre des communautés qui en sont à leur 10e génération.
Deux générations à Focus Stratégique Québec 2010
Le 23 avril 2010, j’étais invité à une journée de réflexion sur l’avenir du Québec, du côté politique, vu par les gens d’affaires. Naturellement, organisé par SECOR ET la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, il y avait là tout le pouvoir d’inviter de grandes personnalités du monde des affaires.
Et pour des grands invités, il y en avait! Présidents d’entreprises, de “success story” québécois, tant francophones qu’anglophones. Cette journée nommée “Focus Stratégique Québec 2010” se voulait être bien plus qu’une simple discussion sur le monde des affaires et de la politique. En effet, plus de 40% des 200 à 300 participants étaient des jeunes de moins de 40 ans. En fait, ce rassemblement se voulait justement un dialogue entre deux générations.
De Jean Charest à Amir Khadir, avec Clément Gignac et Raymond Bachand, plusieurs invités sont venus nous rendre visite.
Plusieurs journalistes aussi… Et naturellement, le premier ministre étant là, on a eu le droit aux manifestants du jour. Nous n’avons jamais vraiment su contre quoi ils manifestaient.
Après des discours intéressants de diverses personnalités du monde des affaires (dont Sylvie Bovet, de l’entreprise Bovet, 3e génération dans l’entreprise), nous avons été réveillé ou endormi (ça dépend des gens) par un discours de Paul Jorion, anthropologue devenus financier ou économiste, qui nous a raconté comment nous courrions tous à notre perdition financièrement parlant. Pas nécessairement le plus intéressant discours, un peu contemplatif, parsemé d’anecdotes.
Le vrai plaisir a commencé lorsque nous avons été divisés en groupe de travail, sur un des dix thèmes à aborder. Nous avons des ateliers sur la main d’oeuvre, sur les entreprises et sur le rôle des gouvernements. J’ai choisi les entreprises, à cause de mon emploi. Et la productivité, comme sous-groupe.
L’animation était bonne, exploitant les capacités du Centre Mont-Royal. “Working Lunch” obligeait, nous avons focalisé sur les différents sujets, mais à la fin, après 3 heures d’atelier, j’étais surpris de voir comment les “jeunes” n’avaient pas pris leur place. Syndrome d’une deuxième génération d’entrepreneurs québécois qui a tendance à beaucoup écouter les Baby Boomers, le manque d’expérience des “jeunes” était flagrant, moi le premier. Et donc, il n’y a pas eu de nouvelles idées globalement mises de l’avant, peu importe l’atelier. “Changer la culture de XYZ”… c’est correct, tout le monde aime la tarte aux pommes après tout. Mais la substance n’y était pas.
Conférence du premier ministre, le temps de laisser aux organisateurs la chance de résumer les ateliers. Et finalement, en retournant vers nos ateliers, un cours échange sur les obstacles pour accomplir les voeux pieux que nous avions identifier.
Haut point de la journée: un discours qui sortait des sentiers battus de la part du ministre Bachand et du ministre Gignac. Ils ont parlé de la difficulté, en politique, de passer certaines idées, et de ce qu’ils espéraient accomplir avec le nouveau budget. Le discours était un peu différent, montrant des signes “d’échec”, si on pouvait l’exprimer ainsi. Un discours qui a peut-être plus marqué les jeunes que les Boomers, d’ailleurs.
J’ai l’air un peu négatif sur l’événement, mais fondamentalement, j’ai été quand même ravis de ma journée. À ma connaissance, c’était la première fois que la génération des hommes et femmes d’affaires de Montréal rencontraient de façon aussi concrète et structurée les jeunes de cette même communauté. J’ai travaillé avec des présidents d’entreprise qui avaient le goût de savoir ce que nous pensions. Ils avaient même payé pour ça!
J’ai serré plusieurs mains, fait des contacts très intéressants,personnellement et professionnellement. J’ose espérer que ce genre d’événement continuera dans le futur. Le Québec est une relativement jeune communauté des affaires, n’étant qu’à sa deuxième ou troisième génération d’entrepreneurs. Nous avons beaucoup à apprendre des communautés qui en sont à leur 10e génération.