Dernièrement, j’ai participé à plusieurs événements d’associations professionnelles ou de firmes. Journées d’ateliers, séances de formation, déjeuners-causerie, remises de prix… il n’y a que les tournois de golf auxquels je ne semble pas participer. Ce sont tous de bons événements. La plupart ont des frais qui y sont rattachés, mais en général, c’est une bonne façon de rencontrer des gens.
Cependant, j’ai remarqué que tous ces événements ont de la difficulté à avoir plus de participants que par les années passées. Dans certains cas, c’est bien caché (on réduit la salle, on cache des tables, on vend des tables à rabais). Mais en général, on sent qu’il y a un ralentissement de participation.
Est-ce que la crise économique est à blâmer? Peut-être. Bien que même l’année dernière, au beau milieu de la crise, les entreprises achetaient des tables, des “foursomes”, des formations. Il y a donc quelque chose de plus.
Est-ce que les gens ont moins besoin de resauter? De serrer des mains? D’échanger des cartes d’affaires? Ça serait surprenant. Après tout, plus que jamais, on a besoin de gens dans notre réseau de contact qui s’y connaissent dans des domaines précis, pour améliorer notre compréhension et nos compétences personnelles.
Parallèlement à tout ça, il y a un paquet de petites rencontres plus informelles, de rencontres impromptues, décidées tout au plus un mois ou deux à l’avance, qui s’organisent. La plupart sont autours de thèmes à la mode, le web 2.0 en avant plan. Linked Québec, aussi, dont j’ai eu des échos. Sans minimiser les efforts derrières ces événements, il reste que le but n’est pas de vendre des tables pour rentabiliser le tout. Ça ressemble un peu aux réseaux impromptus du futuriste Alvin Toffler, dans Future Shock ou The Third Wave (je ne sais plus trop). Des groupes qui se créent dans des buts précis, rapidement, pour un objectif commun, et qui peuvent disparaitre tout aussi vite.
Est-ce que les associations professionnelles et les événements de firme ont encore leur place? Surement. Mais la mentalité de la façon d’organiser des événements, de les publiciser, et de les gérer va peut-être changer avec le temps.
En conférence, je dis souvent que la multiplication des événements de réseautage a mené à la perte des grands clubs privés. De la même façon, est-ce que la nouvelle façon de resauter, de partager et de communiquer va affecter les associations professionnelles? Ou est-ce qu’elles vont s’adapter plutôt à cette nouvelle réalité?
Le temps nous le dira. Prochaine étape pour moi: participer à l’un de ces événements plus impromptus.
Face à face entre deux générations
Quelques liens sur l’événement