Face à face entre deux générations

Deux générations se sont affrontées devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi dernier. Jacques Daoust, président et chef de la direction d’Investissement Québec, et son fils Sébastien Daoust, conseiller au groupe Stratégie et performance de Raymond Chabot Grant Thornton, ont chacun présenté leurs visions sur l?évolution de la société québécoise. Ensemble, ils ont départagé les choses sur la place de la relève dans les entreprises, la dette du Québec et sur ce que chaque génération peut apporter à l’autre en travaillant ensemble. LesAffaires.com les a rencontré pour approfondir les sujets abordés lors de leur allocution commune.

Quelques liens sur l’événement

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Les difficultés des associations professionnelles

Dernièrement, j’ai participé à plusieurs événements d’associations professionnelles ou de firmes. Journées d’ateliers, séances de formation, déjeuners-causerie, remises de prix… il n’y a que les tournois de golf auxquels je ne semble pas participer. Ce sont tous de bons événements. La plupart ont des frais qui y sont rattachés, mais en général, c’est une bonne façon de rencontrer des gens.

Cependant, j’ai remarqué que tous ces événements ont de la difficulté à avoir plus de participants que par les années passées. Dans certains cas, c’est bien caché (on réduit la salle, on cache des tables, on vend des tables à rabais). Mais en général, on sent qu’il y a un ralentissement de participation.

Est-ce que la crise économique est à blâmer? Peut-être. Bien que même l’année dernière, au beau milieu de la crise, les entreprises achetaient des tables, des “foursomes”, des formations. Il y a donc quelque chose de plus.

Est-ce que les gens ont moins besoin de resauter? De serrer des mains? D’échanger des cartes d’affaires? Ça serait surprenant. Après tout, plus que jamais, on a besoin de gens dans notre réseau de contact qui s’y connaissent dans des domaines précis, pour améliorer notre compréhension et nos compétences personnelles.

Parallèlement à tout ça, il y a un paquet de petites rencontres plus informelles, de rencontres impromptues, décidées tout au plus un mois ou deux à l’avance, qui s’organisent. La plupart sont autours de thèmes à la mode, le web 2.0 en avant plan. Linked Québec, aussi, dont j’ai eu des échos. Sans minimiser les efforts derrières ces événements, il reste que le but n’est pas de vendre des tables pour rentabiliser le tout. Ça ressemble un peu aux réseaux impromptus du futuriste Alvin Toffler, dans Future Shock ou The Third Wave (je ne sais plus trop). Des groupes qui se créent dans des buts précis, rapidement, pour un objectif commun, et qui peuvent disparaitre tout aussi vite.

Est-ce que les associations professionnelles et les événements de firme ont encore leur place? Surement. Mais la mentalité de la façon d’organiser des événements, de les publiciser, et de les gérer va peut-être changer avec le temps.

En conférence, je dis souvent que la multiplication des événements de réseautage a mené à la perte des grands clubs privés. De la même façon, est-ce que la nouvelle façon de resauter, de partager et de communiquer va affecter les associations professionnelles? Ou est-ce qu’elles vont s’adapter plutôt à cette nouvelle réalité?

Le temps nous le dira. Prochaine étape pour moi: participer à l’un de ces événements plus impromptus. 

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Le web 2.0 fait peur aux régions, pour aucune raison.

La présentation que Sébastien Daoust et moi (Benoît Meunier) avons donnée ce 5 mai 2010 à l’Association des professionnels en développement économique du Québec (l’APDEQ) fût très inspirante.

Web 2.0 : Linkedln, twitter et les blogues

Pourquoi inspirante?

Si le web 2.0 fait peur, il inspire aussi beaucoup de gens du domaine ; des experts se proposent donc pour aider les entreprises à mieux comprendre ce nouveau paradigme. Selon moi, une bonne partie des entreprises ne semblent pas tout à fait prêtes à effectuer un tel changement. Que manque-t-il?

Beaucoup de réponses, peu de solutions.

Plusieurs questions soulevées, beaucoup de réponses dévoilées mais bien peu de «comment fait-on ?». Heureusement, la période de questions à laquelle j’étais invité en tant qu’expert m’a semblé dirigée vers un plan factuel. La petite présentation de Sandra Dessurault a permis de mettre en lumière la démarche du centre de développement des Chenaux adoptée par Sandra et son équipe. À la bonne heure, un cas un peu plus proche des défis des participants qui a permis de mieux comprendre comment Madame Dessureault avait apprivoisé cette nouvelle culture dans sont travail de tous les jours. De ce fait, j’ai moi aussi, tenté de donner des pistes de solutions concrètes, mesurables, peu chères et facile à mettre en place.

D’où vient la peur d’emboîter le pas vers le Web 2.0 ?

On le sait depuis toujours, l’innovation crée la richesse. D’ailleurs, l’Association canadienne de développement économique (ACDE) et l’APDEQ, en feront leur mantra pour le prochain congrès annuel canadien. Et pourtant, si on avait réellement intégré l’innovation comme un moteur de développement, tous les professionnels n’auraient-ils pas depuis longtemps emboîté le pas ?

Qu’est-ce qui fait qu’au Québec, nous sommes en retard ?

Nous avons peut-être oublié de se commettre à toujours être meilleur, à chercher l’avangardisme par rapport à ce qu’il se fait ailleurs dans le monde et à pousser nos limites et notre potentiel à leur pleine capacité… À notre conférence du 5 mai, il y avait là de nombreuses personnes affichant cette volonté et ce courage reliés au changement, voulant essayer, sachant à l’avance qu’ils allaient commettre des erreurs.

Arrêtons de chercher l’inspiration. Rassemblez votre équipe ; déterminez vos objectifs réalisables maintenant. Ensuite, bâtissez sur vos succès. Tout simplement.

En espérant que cette conférence leur ait offert quelques pistes pour un démarrage rapide dès le retour au bureau.

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Deux générations à Focus Stratégique Québec 2010

Le 23 avril 2010, j’étais invité à une journée de réflexion sur l’avenir du Québec, du côté politique, vu par les gens d’affaires. Naturellement, organisé par SECOR ET la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, il y avait là tout le pouvoir d’inviter de grandes personnalités du monde des affaires.

Et pour des grands invités, il y en avait! Présidents d’entreprises, de “success story” québécois, tant francophones qu’anglophones. Cette journée nommée “Focus Stratégique Québec 2010” se voulait être bien plus qu’une simple discussion sur le monde des affaires et de la politique. En effet, plus de 40% des 200 à 300 participants étaient des jeunes de moins de 40 ans. En fait, ce rassemblement se voulait justement un dialogue entre deux générations.

De Jean Charest à Amir Khadir, avec Clément Gignac et Raymond Bachand, plusieurs invités sont venus nous rendre visite.

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Plusieurs journalistes aussi… Et naturellement, le premier ministre étant là, on a eu le droit aux manifestants du jour. Nous n’avons jamais vraiment su contre quoi ils manifestaient.

 

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Après des discours intéressants de diverses personnalités du monde des affaires (dont Sylvie Bovet, de l’entreprise Bovet, 3e génération dans l’entreprise), nous avons été réveillé ou endormi (ça dépend des gens) par un discours de Paul Jorion, anthropologue devenus financier ou économiste, qui nous a raconté comment nous courrions tous à notre perdition financièrement parlant. Pas nécessairement le plus intéressant discours, un peu contemplatif, parsemé d’anecdotes.

Le vrai plaisir a commencé lorsque nous avons été divisés en groupe de travail, sur un des dix thèmes à aborder. Nous avons des ateliers sur la main d’oeuvre, sur les entreprises et sur le rôle des gouvernements. J’ai choisi les entreprises, à cause de mon emploi. Et la productivité, comme sous-groupe.

L’animation était bonne, exploitant les capacités du Centre Mont-Royal. “Working Lunch” obligeait, nous avons focalisé sur les différents sujets, mais à la fin, après 3 heures d’atelier, j’étais surpris de voir comment les “jeunes” n’avaient pas pris leur place. Syndrome d’une deuxième génération d’entrepreneurs québécois qui a tendance à beaucoup écouter les Baby Boomers, le manque d’expérience des “jeunes” était flagrant, moi le premier. Et donc, il n’y a pas eu de nouvelles idées globalement mises de l’avant, peu importe l’atelier. “Changer la culture de XYZ”… c’est correct, tout le monde aime la tarte aux pommes après tout. Mais la substance n’y était pas.

Conférence du premier ministre, le temps de laisser aux organisateurs la chance de résumer les ateliers. Et finalement, en retournant vers nos ateliers, un cours échange sur les obstacles pour accomplir les voeux pieux que nous avions identifier.

Haut point de la journée: un discours qui sortait des sentiers battus de la part du ministre Bachand et du ministre Gignac. Ils ont parlé de la difficulté, en politique, de passer certaines idées, et de ce qu’ils espéraient accomplir avec le nouveau budget. Le discours était un peu différent, montrant des signes “d’échec”, si on pouvait l’exprimer ainsi. Un discours qui a peut-être plus marqué les jeunes que les Boomers, d’ailleurs.

J’ai l’air un peu négatif sur l’événement, mais fondamentalement, j’ai été quand même ravis de ma journée. À ma connaissance, c’était la première fois que la génération des hommes et femmes d’affaires de Montréal rencontraient de façon aussi concrète et structurée les jeunes de cette même communauté. J’ai travaillé avec des présidents d’entreprise qui avaient le goût de savoir ce que nous pensions. Ils avaient même payé pour ça!

J’ai serré plusieurs mains, fait des contacts très intéressants,personnellement et professionnellement. J’ose espérer que ce genre d’événement continuera dans le futur. Le Québec est une relativement jeune communauté des affaires, n’étant qu’à sa deuxième ou troisième génération d’entrepreneurs. Nous avons beaucoup à apprendre des communautés qui en sont à leur 10e génération.

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Les médias sociaux: sujet intéressant des médias sociaux

Voila maintenant un an, Benoit Meunier me faisait réfléchir sur les médias sociaux en général. En fait, j’utilisais déjà certaines formes de médias sociaux (Facebook, Linkedin, et les forums de discussion), mais rien en rapport aux blogues et à Twitter.

Je patauge en bordure du phénomène. Patauge, parce que je ne suis pas dans un domaine “In” des médias sociaux. En bordure, parce que c’est une communauté, au Québec, et je ne connais que quelques rares membres. Ça reste tout un phénomène intéressant.

J’en tire quand même une conclusion.

Le sujet préféré des utilisateurs des médias sociaux semble être les médias sociaux.

Les articles cités sur Twitter ne semblent être que ça. J’exagère, un peu, mais c’est définitivement un phénomène qui roule par lui même. Le syndrome Hygrade: plus les gens en parlent, plus ils aiment ça. Plus ils aiment ça, plus ils en parlent. Articles après articles, on est convaincu de la popularité des médias sociaux.

Mais ça reste dans un certains cercle. Concepteurs web, agence de communication, autres membres de la vaste communauté des T.I. du Québec… bref des gens qui sont au coeur de cette révolution médiatique. Le défis, non atteint, de ces gens (et j’ai la prétention de m’inclure là dedans), c’est de s’éloigner de sa propre fascination et d’aller un pas plus loin.

Twitter pour dire qu’on est sur Twitter, un blogue pour dire qu’on a un blogue…. on a beau être dans l’ère de la conversation, si la conversation n’est qu’à propos du fait qu’on a une conversation, que vient-on de faire? De créer? De régler? D’améliorer?

J’ai l’air d’être négatif, mais ce n’est pas le cas. C’est un défi. Le défi d’appliquer les médias sociaux à des choses concrètes dans notre société, et dans nos entreprises. On le voit déjà avec le journalisme, les choses ont changé. De plus en plus, en période de crise, les gens s’expriment, les gens se font entendre. Les premiers échos après le tremblement de terre à Haïti, après celui au Chili, furent ceux sur Facebook, et Twitter.

Mais comment se fait-il qu’il y a cette barrière impénétrable entre ce cercle Twitterien québécois et les entreprises en général? Je suis consultant en stratégie et performance en entreprise, et lorsque je parle de Twitter et de Blogues, on me regarde encore comme si c’était un jouet.

D’emblée, ce n’est pas un “Need to get”, mais un “Nice to have”. Personne ne peut encore dire, aujourd’hui, que la survie de leur organisation dépend des médias sociaux. À moins d’être dans le domaine des médias, bien sur. Et encore là…

Alors si ce n’est pas une question de survie, ça devient plutôt un avantage compétitif.

J’ai personnellement de la difficulté à expliquer la NÉCESSITÉ d’être sur ces médias aux entreprises. Aux individus, ça va. Les conférences que je donne avec Benoit Meunier sur le réseautage 2.0 n’ont pas de difficulté à en montrer les avantages. Mais pour convaincre les gens en entreprise, il faut quelque chose de plus. Il faut démontrer un autre niveau de valeur que la simple curiosité face à un phénomène qui se perpétue par lui même.

En stratégie et performance d’entreprise, à part HBR sur Twitter, et certains de ses compétiteurs, il n’y a pas grand chose. Alors quand j’essaie d’en faire la promotion dans ma propre organisation, je me retrouve à systématiquement toujours transférer des articles sur les médias sociaux à mes collègues.

Ça ne les convaincra pas d’y participer activement, ou même d’aller voir ce qui s’y passe.

Est-ce que c’est ce que la communauté Twitterienne veut?

Je retourne dans mon monde d’indicateurs de performance et de stratégie d’entreprise. Si ça vous intéresse, laissez-moi savoir… sur Twitter :)

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Nous sommes tous nuls en médias sociaux

J’ai eu la chance, cette semaine, de rencontrer deux personnes travaillant pour une entreprise dans le domaine de la logistique et du transport pour parler de médias sociaux et de risque de réputation. J’étais content de les rencontrer pour deux raisons:

a) Le contact m’est parvenu à travers le directeur d’un autre département de mon organisation. Il semble donc que le bouche-à-oreille fonctionne sur mon branding personnel ;)

b) Je n’ai jamais réellement pensé aux médias sociaux dans le contexte du B2B.

La rencontre était intéressante, car je me retrouvais devant un Boomers et une X, qui avouaient candidement ne rien comprendre aux médias sociaux, mais y voyant des risques et des opportunités.

“Je l’avoue, je suis nulle en médias sociaux” disait-elle.

Et pourtant, le seul fait de se rendre compte qu’il y ait des opportunités et des risques liés à ces façons de faire leur donnait toute une longueur d’avance! Et, en quelque part, ce n’était pas leur rôle organisationnel de tout savoir à ce sujet.

La discussion a été très intéressante, à mon avis, tant pour eux que pour moi. D’une part, j’ai beaucoup appris sur l’entreprises, un “succès story” purement québécois. Et dans leur cas, ils ont été rassurés de voir qu’au Québec, on explore encore beaucoup sur les modèles d’affaires potentiels liés à ça. Et surtout dans un contexte de B2B!

En ce sens, si ma cliente se disait nulle, et bien, le Québec Inc., en général, l’était tout autant. Et malheureusement, nos élites des médias sociaux ont encore, de nos jours, de la difficulté à articuler leur discours autours de solutions d’affaires concrètes pour les organisations.

On est tous nuls en médias sociaux. Mais on travaille tous fort pour s’améliorer. C’est ça l’important.

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Notre conférence à l’AFFQ: des femmes qui inspirent et qui respirent le 2.0

Ce fût fort agréable de donner une conférence sur le Web 2.0: Linkedin, Twitter et les blogues ce midi (10 décembre 2009) à plus d’une soixantes de femmes en finance du québec (AFFQ). Elles avaient tous beaucoup de questions pertinentes et un intérêt très marqué à mettre à profit leur réseau via les outils en ligne.

Voici donc la présentation:

Au plaisir de se revoir et merci au comité organisateur!

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Plaxo: Pas le moteur que je recherche

Lors de notre présentation à la JCCM en septembre dernier, l’une des questions qui nous avait été posées portait sur la synchronisation des contacts entre différentes plateformes. LinkedIn, courriel (Outlook), les téléphones intelligents (iPhone, Blackberry).

Nous avions suggéré Plaxo comme intermédiaire. Plaxo s’intégrait avec tous les médias/appareils, en premier lieu avec LinkedIn.

Alors, nous nous sommes trompés. Plaxo, en 2007, s’intégrait avec LinkedIn. En gros, on pouvait importer nos contacts de LinkedIn dans Plaxo, puis Plaxo les poussaient vers Outlook, vers un iPhone, etc.

Or, ils ont connu plusieurs difficultés avec la réplication, et depuis la fin 2008, la synchronisation de se fait plus, même avec la version payante de Plaxo. Donc, quelle est l’alternative?

Dernièrement, LinkedIn ont ouvert leurs applications à plusieurs partenaires (à travers des API, donc des fonctions et procédures standardisées). Outlook en fait parti. Vous pouvez donc télécharger un petit utilitaire pour copier vos contacts dans LinkedIn, dans Outlook. Outlook se synchronise, à son tour, avec iTunes, et donc le carnet d’adresse du iPhone. Il en va de même entre Outlook et les Blackberry, quoi que je ne pourrais dire entre votre répertoire personnel et votre répertoire d’entreprise celui qui aura pré-séance.

Seul bug avec tout ça, c’est que LinkedIn n’a pas tant d’information à synchroniser avec Outlook, autre que le nom de la personne et son adresse de courriel. Pour le reste, rare sont les gens qui écrivent leur adresse du bureau, leur téléphone et al. dans LinkedIn.

Avec les API qui arrivent chez LinkedIn, il se peut très bien que le duo Outlook-LinkedIn devienne la base la plus solide pour construire un carnet d’adresse et de suivi de contact efficace.

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Réseautage 2.0 – Partie 2

Dans mon billet du 29 septembre, je mentionnais l’importance de se fixer un objectif de réseautage. Cet objectif aide à nous guider dans les orientations que nous allons prendre par rapport à chacun de nos contacts.

Lorsque l’on développe une stratégie, en gestion, on regarde plusieurs choses. Le premier élément que l’on analyse est la situation existante. En stratégie d’entreprise, on va parler d’une cartographie de nos produits. En ressources humaines, on peut se pencher sur les catégories d’employés. En T.I., on va avoir tendance à regarder l’environnement actuel, et les projets en cours. Peu importe la spécialité, on regarde toujours l’existant.

C’est la même chose lorsque l’on parle de réseautage. On va regarder l’état de la situation de nos contacts. Il est facile de refaire cette qualification régulièrement, pour voir la progression de nos contacts.

Aucun livre ne parle de cette qualification de contacts de façon aussi méthodique. Benoit Meunier et moi avons dû regarder ailleurs, et en adaptant la qualification de contacts dans la gestion de comptes stratégiques, on est arrivé à un modèle qui, à notre avis, tenait la route.

En gestion de compte, on va compter 7 stades de développement pour un contact dans un compte donné:

  1. Contact à établir
  2. Contact en commun
  3. Première rencontre
  4. Rencontre continue
  5. Reconnait notre valeur
  6. Recommandations
  7. Relation personnelle

Si on essaie de traduire le tout dans une évolution des contacts dans le réseautage, on pourrait le voir de la façon suivante:

Stade 1 : Contact à établir

C’est un «prospect», une personne que l’on aimerait rencontrer. Mais on ne sait pas comment. Pour l’instant.

Stade 2 : Contact en commun

À travers divers médias sociaux, ou de simples discussions, on découvre que cette personne a un lien, aussi minime puisse-t-il être, avec l’un des membres de notre réseau de contact.

Stade 3 : Première rencontre

C’est le contact initial. Plusieurs façons de le faire. On peut utiliser certains médias sociaux pour découvrir qui sera présent à un 5@7, ou tout simplement demander une rencontre à travers notre contact en commun.

Stade 4 : Ajouter 2.0

Avec de l’habilité, ou un peu de chance, ou les deux, la rencontre a été positive. Le contact vous donne sa carte d’affaire. Recevoir une carte d’affaire est un signe de confiance entre deux personnes. Voila le temps de voir si la personne est sur Linkedin. Une bonne façon de maintenir le contact est justement d’inviter la personne sur Linkedin, avec, S.V.P., une invitation personnalisée.

Stade 5 : Valeur démontrée

Cette étape se nommait «Donner de la valeur» auparavant. Suite à notre formation à la JCCM, une des personnes dans l’assistance nous a mentionné que «Donner de la valeur» n’était pas un stade (ou une étape), mais bien une activité «continue». Il avait raison. Mais nous pouvons dire que la mission accomplie à ce stade quand le contact connait non seulement notre nom et notre courriel, mais aussi la valeur qu’on peut lui donner. Naturellement, ce stade est important, car il suppose des discussions sur les besoins du contact, et les solutions que l’on peut donner à ce contact. C’est ici que le web 2.0/les médias sociaux nous aide énormément. Plus à venir.

Stade 6 : Références

Non seulement notre contact perçoit-il notre valeur, mais il est aussi devenu un « vendeur », c’est-à-dire une personne qui parle de nous, de façon positive, à d’autres personnes qui ne nous connaissent pas. C’est le top au niveau professionnel.

Stade 7 : Niveau personnel

Ça n’arrive pas avec tous nos contacts, mais certains d’entre eux deviendront, de façon toute naturelle, nos amis. Comme Jeffery Gitomer le dit:

Toutes choses étant égales par ailleurs, les gens préfèrent travailler avec leurs amis. Mais toutes choses n’étant pas si égales par ailleurs, les gens continuent de préférer de travailler avec leurs amis.

C’est la première qualification de contact. La deux se retrouve sur trois niveaux et est en ligne avec l’objectif de réseautage fixé. On essaie de qualifier la valeur du contact par rapport à notre objectif.

Le contact peut avoir :

1: Peu d’impact sur l’objectif

Ça reste une bonne personne à connaitre, et comme les objectifs changent avec le temps, ça vaut la peine de continuer d’entretenir une relation d’affaire.

2: Un peu d’impact sur l’objectif

Pas nécessairement la personne à connaitre, mais définitivement quelqu’un qui peut ouvrir des portes, donner des perspectives intéressantes, avoir une influence sur l’objectif final.

3: Grand impact

Ne vous enflez pas la tête. Mais ce genre de contact va vous mener quelquepart!

Deux façons de qualifier vos contacts. Une bonne façon de regarder l’évolution de votre «portefeuille de contacts». C’est aussi très impressionnant lors d’une évaluation annuelle si vous êtes en développement des affaires! ;)

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Les 66 questions de Monsieur MacKay

J’ai eu l’opportunité de donner une formation à la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (JCCM) avec Benoit Meunier dernièrement, sur le réseautage 2.0. La présentation s’est bien déroulée, et la JCCM a très bien organisée l’événement. Avoir eu plus de temps, j’ai bien l’impression qu’on aurait pu avoir toute une table de discussion avec les participants, qui semblaient en avoir pas mal à dire sur le sujet!

Nous avons abordés plusieurs sujets, dont celui des informations pertinentes à retenir sur un contact en particulier.

Dans la gestion de comptes stratégiques, on demande aux gestionnaires de compte de ramasser le plus d’information possible sur les différents contacts du compte visé. Ça ne se limite pas au numéro de téléphone et à la date de naissance, mais ça va aussi loin que les intérêts au niveau des loisirs, des vacances, des sujets d’intérêts de enfants même.

Aux États-Unis, un vieux routier de la vente, monsieur Harvey Mackay (Twitter : HarveyMacKay ) auteur du livre « Swimming with the Sharks » et autres best sellers, a développé une liste appelée communément « MacKay66 ». C’est un bon exemple des informations à recenser pour un contact à développer.

Il faut cependant remettre ces questions dans un contexte américain. Au Québec, certaines de ces questions seraient inappropriées. Le but, de toute façon, n’est pas de répondre à TOUTES ces questions, mais bien de trouver des sujets de conversation afin d’en apprendre un peu plus sur nos contacts.

Voici le lien vers les MacKay 66 : http://www.harveymackay.com/pdfs/mackay66.pdf

Laissez-moi savoir si vous avez d’autres types d’information que vous essayez d’obtenir de vos contacts.

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